REOM : Dans quelles conditions peut-on être exonéré de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères ?

Un arrêt de la Cour de Cassation du 8 avril 2014 va probablement freiner les velléités des redevables d’une Redevance d’enlèvement des ordures ménagères (ou REOM) de tenter d’en être exonéré.

Un redevable estimait en effet ne pas devoir payer la REOM en prétendant ne faire aucun usage du service public de gestion des déchets ménagers, puisqu’il disait gérer ses déchets par lui-même.

La Cour de cassation casse et annule le jugement qui avait accordé au redevable une telle exonération et ce pour un double motif :

– « il appartient au redevable de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères qui prétend en être exonéré d’apporter la preuve qu’il n’utilise pas les services rendus par la collectivité publique à ce titre »

– « le redevable de la redevance pour la collecte et le traitement des ordures ménagères ne peut en être exempté au motif qu’il assure personnellement l’évacuation et l’élimination de ses déchets seulement s’il justifie effectuer cette évacuation et cette élimination conformément à la législation en vigueur »

Et cette dernière condition posée pour être exempté de la redevance, si elle est parfaitement logique, sera probablement très difficile à démontrer, tant la réglementation environnementale (articles L541-1 et s. du code de l’environnement) est sévère à cet égard.

Sources et liens

À lire également

Droit de l'environnement et du développement durable
Le Conseil d’Etat apporte des précisions sur la caractérisation de la raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)
Par une décision du 29 juin 2026 (Conseil d’État, 6ème – 5ème chambres réunies, 29 juin 2026, n° 512448, 512492,...
Droit de l'environnement et du développement durable
Un nouveau bloc contentieux pour les projets environnementaux et industriels majeurs
Le décret n° 2026-302 du 21 avril 2026 refond en profondeur le contentieux de certains grands projets environnementaux, énergétiques, industriels...
Droit de l'environnement et du développement durable
Naissance d’une décision implicite de rejet en cas de silence gardé du préfet sur une modification d’une ICPE
Le Conseil d’Etat a jugé que le silence gardé par le préfet à l’issue d’une durée de quatre mois courant...
Droit de l'environnement et du développement durable
PTGE, SAGE, SDAGE : l’article 6 clarifie la hiérarchie des outils de l’eau pour les projets agricoles
Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, déposé le 8 avril 2026 et actuellement en...
SENSEI avocats distingué dans le classement des meilleurs cabinets d'avocats de FranceEn 2026, SENSEI avocats est distingué pour la cinquième année consécutive dans le classement du magazine Le Point « des meilleurs Cabinets d’avocats de France ».