Urbanisme : Précisions sur les antennes-relais soumises à permis de construire

La société Orange a déposé une déclaration préalable aux fins d’édification d’une antenne-relais de téléphonie mobile comprenant un pylône d’une hauteur de 18 mètres ainsi qu’un local technique d’une surface de 10,5 m².

Des riverains du projet ont demandé l’annulation de la décision de non-opposition du maire de Nîmes, estimant que ledit projet aurait dû faire l’objet d’un permis de construire.

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté leur requête en retenant que la construction du pylône pouvait être dissociée de celle du local technique.

En effet, pris isolément, ces deux éléments de l’antenne-relais rentraient chacun dans la catégorie de construction nouvelle relevant par exception de la déclaration préalable (respectivement le a) et le c) de l’article R. 421-9 du Code de l’urbanisme).

Le Conseil d’Etat, par un arrêt en date du 20 juin 2012, censure la position des juges du fond en considérant qu’ils auraient dû rechercher s’il existait un lien fonctionnel entre les deux ouvrages : « les antennes-relais de téléphonie mobile dont la hauteur est supérieure à douze mètres et dont les installations techniques nécessaires à leur fonctionnement entraine la création d’une surface hors œuvre brute supérieure à deux mètres carrés n’entrent pas, dès lors qu’elles constituent entre elles un ensemble fonctionnel indissociable, dans le champ des exceptions prévues au a) et au c) de l’article R. 421-9 du code de l’urbanisme et doivent faire l’objet d’un permis de construire en vertu des articles L. 421-1 et R. 421-1 du même code ».

En d’autres termes, puisque la surface de plancher cumulée de ces deux éléments indissociables de l’antenne-relais excède 2 m² et que la hauteur du pylône est supérieure à 12 mètres, la construction doit être précédée d’un permis de construire.

Sources et liens

À lire également

Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Le Maire peut refuser un permis de construire sans avoir demandé les pièces manquantes
Par une décision du 3 août 2026 (Conseil d’Etat, 3 août 2026, n°497092, publié au recueil Lebon), le Conseil d’État...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Le certificat de permis tacite doit être refusé lorsque l’autorisation tacite a été retirée et ce alors même que ce retrait n’aurait pas acquis un caractère définitif
Par une décision du 13 juillet 2026 (Conseil d’Etat, 13 juillet 2026, 10e et 9e chambres réunies, Société La Fontaine...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Imposition par le PLU de l’usage de certains matériaux
Par une décision du 13 juillet 2026 (CE, 13 juillet 2026, n° 507489), le Conseil d’État affirme qu’un PLU peut...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
L’autorité administrative qui instruit la demande d’autorisation d’urbanisme doit être désintéressée et impartiale
Par une décision du 29 juin 2026 (Conseil d’État, 6ème – 5ème chambres réunies, 29 juin 2026, n° 496823) le...
SENSEI avocats distingué dans le classement des meilleurs cabinets d'avocats de FranceEn 2026, SENSEI avocats est distingué pour la cinquième année consécutive dans le classement du magazine Le Point « des meilleurs Cabinets d’avocats de France ».