Urbanisme : Le lotissement suppose un projet d’implantation de bâtiments

Par un arrêt du  26 janvier 2015 publié au Recueil Lebon, le Conseil d’État est venu apporter des précisions sur la notion de lotissement issue de l’ordonnance du 8 décembre 2005 dans le cas où, après la première division d’une unité foncière dans la perspective d’implanter des bâtiments sur l’un au moins des lots issus de cette division, le propriétaire décide ultérieurement d’implanter des bâtiments sur la partie restante de la parcelle d’origine.

Une opération d’aménagement qui a pour objet ou qui a eu pour effet, sur une période inférieure à dix ans, la division d’une unité foncière constitue un lotissement au sens de l’article L 442-1 du code de l’urbanisme, dans sa version en vigueur à l’époque des faits, dès lors qu’il est prévu d’implanter des bâtiments sur l’un au moins des lots résultant de la division.

Cependant, le Conseil d’État précise dans l’arrêt du 26 janvier 2015 que « toutefois, lorsque le propriétaire de cette unité foncière a décidé de ne lotir qu’une partie de son terrain, le projet ultérieur d’implanter des bâtiments sur la partie conservée ne peut être regardé comme relevant du lotissement créé, alors même que ne serait pas expirée la période de dix ans mentionnée à l’article L. 442-1 du code de l’urbanisme ».

En effet, le Conseil d’État estime que ledit projet n’est susceptible de relever du régime du lotissement que « s’il procède à une division de son terrain d’assiette en vue de l’implantation de nouveaux bâtiments ».

Ainsi, selon cet arrêt, le lotissement se définit toujours comme une opération d’aménagement et de division foncière prévue dans le but d’implanter des bâtiments.

Sources et liens

À lire également

Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Non-application du cahier des charges d’un lotissement à une commune cessionnaire des voies et espaces communs
Par une décision du 3 septembre 2026 (Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 24-16.968), la Cour de cassation affirme...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Permis de construire : pas de déclassement ni de transfert préalable de propriété obligatoire en cas d’emprise sur le domaine public
Par une décision du 10 août 2026 (CE, 2e chambre, 10 août 2026, n° 505413, Inédit au recueil Lebon), le...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Le Maire peut refuser un permis de construire sans avoir demandé les pièces manquantes
Par une décision du 3 août 2026 (Conseil d’Etat, 3 août 2026, n°497092, publié au recueil Lebon), le Conseil d’État...
Droit de l'urbanisme et de l'aménagement
Le certificat de permis tacite doit être refusé lorsque l’autorisation tacite a été retirée et ce alors même que ce retrait n’aurait pas acquis un caractère définitif
Par une décision du 13 juillet 2026 (Conseil d’Etat, 13 juillet 2026, 10e et 9e chambres réunies, Société La Fontaine...
SENSEI avocats distingué dans le classement des meilleurs cabinets d'avocats de FranceEn 2026, SENSEI avocats est distingué pour la cinquième année consécutive dans le classement du magazine Le Point « des meilleurs Cabinets d’avocats de France ».