Urbanisme/Pénal : Hausse du délai de prescription des infractions en matière d’urbanisme

En application de l’article L. 480-4 du Code de l’urbanisme, la réalisation de travaux non conforme à une autorisation d’urbanisme délivrée ou contrevenant au document d’urbanisme applicable (PLUi, PLU, POS…) est constitutive d’une infraction pénale engageant la responsabilité pénale du pétitionnaire mais aussi celle du maître d’œuvre et des entreprises ayant participé aux travaux.

Ces infractions au Code de l’urbanisme constituent des délits. Leur prescription était donc, conformément à l’article 8 du Code de procédure pénale, de 3 ans.

Toutefois, ce délai de prescription a récemment évolué pour passer à 6 ans, et ce, depuis l’entrée en vigueur, le 28 février 2017, de la loi n°2017-242 du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale.

Il est à noter que ce nouveau délai de prescription s’applique aux infractions également commises avant cette date à moins que l’ancien délai de 3 ans soit déjà prescrit.

Enfin, le point de départ du nouveau délai de 6 ans reste inchangé ; il s’agit de l’achèvement des travaux (Cass., crim., 10 décembre 1985, n° 84-92.105) et plus précisément de la date à laquelle les installations sont en état d’être affectées à l’usage auquel elles sont destinées (Cass., crim., 27 mai 2014, n°13-80.574).

Sources et liens

À lire également

Droit public général
Obligation pour le juge administratif de viser la note en délibéré produite à l’issue de l’audience sous peine d’entacher sa décision d’irrégularité
Par une décision du 21 novembre 2025 (n° 500247), le Conseil d’État a rappelé l’obligation pour le juge administratif de...
Droit public général
Recevabilité des demandes d’homologation des transactions hors contrat administratif et consentement implicite de l’administration
L’intérêt de la décision du 18 février 2025 du Conseil d’État est double. Elle précise les conditions de recevabilité des...
Droit public général
La constitution d’avocat dans le délai de confirmation n’équivaut pas à confirmer l’intention du requérant de maintenir ses conclusions
Par une décision en date du 31 janvier 2025, à mentionner aux Tables du recueil Lebon, le Conseil d’Etat a...
Droit public général
Reconnaissance d’un intérêt à agir d’un contribuable local contre une délibération d’un CCAS
Par une décision rendue le 20 décembre 2024, le Conseil d’Etat a jugé que le contribuable communal dispose d’un intérêt...